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Ci dessous quatre textes dont deux également en vidéo qui permettent un regard élargi et humble sur la crise actuelle et qui amènent réflexions sur nos comportements à venir…

1) Conversation entre Corona et l’Univers
2) Il se pourrait …
3) Et après…
4) Un poème magnifique de Kathleen O’Meara (1839-1888) tiré de « L’histoire d’Iza » Vidéo en anglais et texte plus bas en français.

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1) Conversation entre Corona et l’Univers

En version vidéo et en version texte juste sous la vidéo

Cliquez ici pour allez à la source

En version texte :

🗣 : Univers, Pourquoi me mettre dans le pangolin ? (cliquez dessus pour en savoir plus sur le pangolin)

✨: Cet animal, Corona, est en voie d’extinction. Et pourtant les hommes continuent de le braconner et de le manger. … Ce sera la 1ère étape de ma leçon.

🗣 : D’accord Univers. Pourquoi tu veux que ça commence en Chine?

✨ : La Chine est le symbole de la mondialisation et de la production de masse petit. Ce pays est surpeuplé, il produit en masse et pollue en masse…

🗣: C’est vrai Univers… Mais en même temps c’est parce que les autres pays y ont un intérêt financier aussi non ?

✨ : Oui petit c’est pour cela que ta mission va être de te répandre partout dans le monde, et principalement dans tous les pays concernés par ce système, l’Europe, les US, les pays producteurs de pétrole…

🗣: Quelle forme vas tu me donner Univers ?

✨ : Celle d’un virus qui va principalement infecter les voies respiratoires.

🗣 : Mais pourquoi Univers ?

✨: petit, vois tu de nos jours, les hommes mettent en danger la planète. La pollution est devenue trop importante mais l’humanité n’en mesure pas l’ampleur. Quoi de plus symbolique que la respiration petit, tu comprends ?

🗣 : Oui mais ça veut dire que je vais être dangereux Univers ?

✨ : Tu ne le seras pas plus que plein d’autres maladies existantes petit, et tu le seras bien moins que la pollution elle-même qui génère des milliers de morts ! Mais la différence c’est que toi, tu seras visible…

🗣 : D’accord Univers. Mais tu crois que ça va marcher ton truc là alors, je comprends pas comment ?

✨ : Tu as raison petit. C’est pour cela que je vais te rendre très contagieux. Tu vas vite te propager. La vitesse de propagation sera bien supérieure à ta dangerosité.

🗣 : Ok mais alors si je suis pas si dangereux, tu crois qu’ils vont avoir peur de moi ?

✨: Oh petit oui fais moi confiance. C’est sur cela d’ailleurs que je compte pour faire évoluer les mentalités : la peur. Ce n’est que quand l’homme a peur, qu’il peut changer ensuite…

🗣 : Tu crois ?

✨ : Oui petit, et je vais ajouter tout un contexte pour amplifier la peur et les prises de conscience.

🗣 : Quoi Univers…?

✨: La peur va tellement prendre le dessus que l’on confinera les gens chez eux tu verras. Le monde sera à l’arrêt. Les écoles seront fermées, les lieux publics, les gens ne pourront plus aller travailler. Les croisières, les avions, les moyens de transport seront vides..

🗣: oh la la, Univers, tu vas loin, mais qu’espères tu de cela ?

✨ : que le monde change petit ! Que Mère Terre soit respectée ! Que les gens prennent conscience de la bêtise humaine, des incohérences des modes de vie et qu’ils prennent le temps de réfléchir à tout cela … Qu’ils arrêtent de courir, découvrent qu’ils ont une famille et des enfants et du temps avec eux. Qu’ils ne puissent plus recourir aux suractivités extérieures car elles seront fermées. Se reconnecter à soi, à sa famille, ça aussi, petit, c’est essentiel…

🗣 : Ok mais ça va être dangereux, l’économie va s’effondrer….

✨ : Oui petit, il y aura de grosses conséquences économiques. Mais il faut passer par là. C’est en touchant à cela aussi que le monde je l’espère va prendre conscience de ses incohérences de fonctionnement. Les gens vont devoir revenir à un mode de vie minimaliste, ils vont devoir retourner au local, et je l’espère à l’entraide..

🗣 : Comment vais je me transmettre ?

✨: par le contact humain.. Si les gens s’embrassent, se touchent…

🗣 : bizarre Univers là je ne te suis pas, tu veux recréer du lien mais tu éloignes les gens ?

✨ : Petit, Regarde aujourd’hui comment les hommes fonctionnent. Tu crois que le lien existe encore ? Le lien passe par le virtuel et les écrans. Même quand les hommes se promènent, ils ne regardent plus la nature mais leur téléphone… A part s’embrasser il ne restait plus grand chose du lien… alors je vais couper ce qui leur restait de lien et je vais exagérer leur travers … en restant confinés chez eux, fort à parier qu’au départ ils se régalent des écrans mais qu’au bout de plusieurs jours ils satureront… lèveront les yeux.. découvriront qu’ils ont une famille, des voisins … et qu’ils ouvriront leur fenêtre pour juste regarder la nature …

🗣 : tu es dur Univers, tu aurais pu alerter avant de taper aussi fort…

✨: mais Corona, avant toi j’ai envoyé plein d’autres petits … mais justement c’était trop localisé et pas assez fort…

🗣 : tu es sùr que les hommes vont comprendre cette fois alors ?

✨ : je ne sais pas Corona… je l’espère… Mère Terre est en danger… si cela ne suffit pas, je ferai tout pour la sauver, il y a d’autres petits qui attendent … mais j’ai confiance en toi Corona… et puis les effets se feront vite sentir … tu verras la pollution diminuera et ça fera réfléchir, les hommes sont très intelligents, j’ai aussi confiance en leur potentiel d’éveil… en leur potentiel de création de nouveaux possibles … ils verront que la pollution aura chuté de manière exceptionnelle, que les risques de pénurie sont réels à force d’avoir trop délocalisé, que le vrai luxe ce n’est plus l’argent mais le temps… il faut un burn out mondial petit car l’humanité n’en peut plus de ce système mais est trop dans l’engrenage pour en prendre conscience… à toi de jouer…

🗣: merci Univers… alors j’y vais …

Texte de Nana, l’Art d’être

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Ci-dessous le 2ième texte

2) Il se pourrait…

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Et voici le 3ième texte d’un prêtre bordelais

Et tout s’est arrêté…


Et tout s’est arrêté…
Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle, ce monde dont nous savions tous qu’il courait à sa perte mais dont personne ne trouvait le bouton « arrêt d’urgence », cette gigantesque machine a soudainement été stoppée net. A cause d’une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout… Quelle ironie ! Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va t-il se passer après ? Lorsque le monde va reprendre sa marche ; après, lorsque la vilaine petite bête aura été vaincue ? A quoi ressemblera notre vie après ?

Après ?
Nous souvenant de ce que nous aurons vécu dans ce long confinement, nous déciderons d’un jour dans la semaine où nous cesserons de travailler car nous aurons redécouvert comme il est bon de s’arrêter ; un long jour pour goûter le temps qui passe et les autres qui nous entourent. Et nous appellerons cela le dimanche.

Après ?
Ceux qui habiteront sous le même toit, passeront au moins 3 soirées par semaine ensemble, à jouer, à parler, à prendre soin les uns des autres et aussi à téléphoner à papy qui vit seul de l’autre côté de la ville ou aux cousins qui sont loin. Et nous appellerons cela la famille.

Après ?
Nous écrirons dans la Constitution qu’on ne peut pas tout acheter, qu’il faut faire la différence entre besoin et caprice, entre désir et convoitise ; qu’un arbre a besoin de temps pour pousser et que le temps qui prend son temps est une bonne chose. Que l’homme n’a jamais été et ne sera jamais tout-puissant et que cette limite, cette fragilité inscrite au fond de son être est une bénédiction puisqu’elle est la condition de possibilité de tout amour. Et nous appellerons cela la sagesse.

Après ?
Nous applaudirons chaque jour, pas seulement le personnel médical à 20h mais aussi les éboueurs à 6h, les postiers à 7h, les boulangers à 8h, les chauffeurs de bus à 9h, les élus à 10h et ainsi de suite. Oui, j’ai bien écrit les élus, car dans cette longue traversée du désert, nous aurons redécouvert le sens du service de l’Etat, du dévouement et du Bien Commun. Nous applaudirons toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont au service de leur prochain. Et nous appellerons cela la gratitude.

Après ?
Nous déciderons de ne plus nous énerver dans la file d’attente devant les magasins et de profiter de ce temps pour parler aux personnes qui comme nous, attendent leur tour. Parce que nous aurons redécouvert que le temps ne nous appartient pas ; que Celui qui nous l’a donné ne nous a rien fait payer et que décidément, non, le temps ce n’est pas de l’argent ! Le temps c’est un don à recevoir et chaque minute un cadeau à goûter. Et nous appellerons cela la patience.

Après ?
Nous pourrons décider de transformer tous les groupes WhatsApp créés entre voisins pendant cette longue épreuve, en groupes réels, de dîners partagés, de nouvelles échangées, d’entraide pour aller faire les courses où amener les enfants à l’école. Et nous appellerons cela la fraternité.

Après ?
Nous rirons en pensant à avant, lorsque nous étions tombés dans l’esclavage d’une machine financière que nous avions nous-mêmes créée, cette poigne despotique broyant des vies humaines et saccageant la planète. Après, nous remettrons l’homme au centre de tout parce qu’aucune vie ne mérite d’être sacrifiée au nom d’un système, quel qu’il soit. Et nous appellerons cela la justice.

Après ?
Nous nous souviendrons que ce virus s’est transmis entre nous sans faire de distinction de couleur de peau, de culture, de niveau de revenu ou de religion. Simplement parce que nous appartenons tous à l’espèce humaine. Simplement parce que nous sommes humains. Et de cela nous aurons appris que si nous pouvons nous transmettre le pire, nous pouvons aussi nous transmettre le meilleur. Simplement parce que nous sommes humains. Et nous appellerons cela l’humanité.

Après ?
Dans nos maisons, dans nos familles, il y aura de nombreuses chaises vides et nous pleurerons celles et ceux qui ne verront jamais cet après. Mais ce que nous aurons vécu aura été si douloureux et si intense à la fois que nous aurons découvert ce lien entre nous, cette communion plus forte que la distance géographique. Et nous saurons que ce lien qui se joue de l’espace, se joue aussi du temps ; que ce lien passe la mort. Et ce lien entre nous qui unit ce côté-ci et l’autre de la rue, ce côté-ci et l’autre de la mort, ce côté-ci et l’autre de la vie, nous l’appellerons Dieu.

Après ?
Après ce sera différent d’avant mais pour vivre cet après, il nous faut traverser le présent. Il nous faut consentir à cette autre mort qui se joue en nous, cette mort bien plus éprouvante que la mort physique. Car il n’y a pas de résurrection sans passion, pas de vie sans passer par la mort, pas de vraie paix sans avoir vaincu sa propre haine, ni de joie sans avoir traversé la tristesse. Et pour dire cela, pour dire cette lente transformation de nous qui s’accomplit au cœur de l’épreuve, cette longue gestation de nous-mêmes, pour dire cela, il n’existe pas de mot.

Ecrit par Pierre Alain LEJEUNE, prêtre à Bordeaux

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4 ) Un poème de Kathleen O’Meara (1839-1888) tiré de « L’histoire d’Iza » Vidéo en anglais et texte plus bas en français.

Le fabuleux poème de Kathleen O ‘ Meara, née le 1839 à Dublin, Irlande, et décédée le 10 novembre 1888, Paris, France

Et les gens sont restés à la maison
Et ils ont lu des livres et écouté.
Et ils se sont reposés et se sont entraînés
Et ils ont fait de l’art et ont joué
Et ils ont appris de nouvelles façons d’être.
Et ils se sont arrêtés.
Et ils écoutent profondément
Quelqu’un a médité
Quelqu’un a prié
Quelqu’un a dansé
Quelqu’un a connu son ombre
Et les gens ont commencé à penser différemment.
Et les gens ont guéri
Et en l’absence de gens qui vivaient de manière ignorante,
Dangereux, inutile et sans cœur,
Même la Terre a commencé à guérir.
Et quand le danger est terminé.
Et les gens se sont rencontrés.
Ils sont désolés pour les morts.
Et ils ont fait de nouveaux choix.
Et ils rêvent de nouvelles visions.
Et ils ont créé de nouveaux modes de vie.
Et ils ont complètement guéri la Terre.

Kathleen O ‘ Meara (1839-1888)

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